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26.10.07

21.10.07

On the beach

OK, let's make it in English for a while... Holga was there. For the first time of my life, I've picked the perfect camera for the perfect moment. I've always been disapointed by my vacation's photos. Holga... I can't believe the value of this 30€ piece of crap...

18.5.07

kitsch


Le plus déroutant dans cette ville est la perfection. A croire qu'on vit dans un décor de film, façon Monde de Truman, où tout serait parfait, les gens forcément polis, forcément lisses. Pourtant, je suis sûr que c'est l'inverse. J'ai toujours imaginé que le Bangor de Stephen King pourrait être ici, que le clown de Ca se ballade incognito. Pourtant, les statistiques sont bonnes, il y a plutôt moins de criminalité ici qu'ailleurs. Mais pourtant, dès qu'il fait nuit, on a pas envie de traîner trop dans les rues désertes. Le moindre bruit est suspect. Même le manège de la mairie est inquiétant quand vient la pluie. Comme si soudain, son lustre actuel faisait place à de la peinture écaillée et à des montures en ruine. Mais évidemment, le commun qui se promène au marché le samedi matin ne s'en rend pas compte. Il fait peut être parti de la conspiration. Tout comme les peintres qui oeuvrent sur les bâtiments officiels à la moindre salissure ou les gardiens de square si aimable qu'ils ne peuvent qu'être coupable du pire. Les Tommyknockers ont peut être élus domicile au bord de la Seine ou nous non loin du château. Il n'y a pas très longtemps, d'énormes rats se nourrissaient non loin de la mairie. A surveiller...

31.3.07

La banlieue... suite



Réaliser un portrait de la banlieue. La réhabiliter. Tout est focalisé sur Paris et sur la France profonde. La banlieue. Hors Paris, à peu près 10 à 12 millions de Franciliens. On existe.

16.12.06

Cohérence



Devant nous, des planches contacts... Le prof me demande mes influences. Robert Frank, Depardon, Eggleston... Sceptique. Il me montre un extincteur, le couloir qui mène à mon bureau, une porte du RER, un décor de nuit... Il faut trouver une cohérence. Je ne sais pas trop. Au début au fait des photos pour faire des photos, un beau paysage, une belle lumière et c'est tout et puis un jour, le besoin d'organiser un peu son travail, trouver un lien entre les différentes images, et pourquoi pas organiser une série, un portfolio, exposer... que sais-je? C'est trop tôt encore... Et puis il y a l'écriture aussi, l'image pour moi ne peut pas se dissocier du texte. Ils sont imbriqués l'un dans l'autre. Par ce qu'ils expriment ou suggèrent. Une photo c'est aussi un moment. C'est un marqueur de temps. Ce jour-là je me demandais si tu étais celle que j'attendais, sur celle-là, pas très loin du Colisé, tu es enceinte mais on ne le sait pas encore. Sur celle-là nous sommes tous les trois, là où tout à commencer, c'était un soir d'août, on venait de voir une expo de Jacques-Henri Lartigues à Beaubourg... Tu es repartie de chez moi avec les mêmes vêtements que la veille...

1.12.06

Médisances


Le Prof : tu n´as pas fait la balance des blancs ?
Moi : ben... non...
Le Prof (à un autre élève) : il n´a pas fait la balance des blancs comme je l´avais dit...
Un autre élève : moi, j´aime bien... ça tire vers le brun plus que vers le noir, j´aime bien.
Le Prof : mouais, mais la balance des blancs n´est pas bonne. C´est pas grave, hein. On pourra le retraiter sur l´ordi, un jour.
Moi (dans ma tête) : jamais tu n´avais parlé des cette */§$ de balance des blancs de ~&£¤+!. Ah et puis pour l´ordi, je te préviens, je les ai pas en Raw...

Un peu plus tard dans la soirée...

Moi : j´ai fais une planche contact avec une sélection de photos en 6x6, j´aimerais savoir ce que vous en pensez.
Le Prof (avec le compte-fil à l´oeil) : c´est flou... C´est complètement flou...
Moi : c´est normal, c´est la résolution qui n´est pas bonne. La planche contact est faite sur Photoshop d´après les négas numérisés avec mon appareil photo. Tenez, voici les vrais planches contacts.
Le Prof : c´est toujours complètement flou...
Moi : OK, mais sinon, pour la composition, tout ça ?
Le Prof : celle-là, c´est une perspective, il y a les lignes de fuite, mouais, celle-là, y´a rien, celle-là, la composition a l´air pas mal, la lumière aussi, celle-là c´est un paysage de nuit, pourquoi pas, celle-là est mal cadrée, celle-là dommage qu´on ne voit pas de personnage-là, elle aurait été intéressante sinon, celle-là est complètement flou...
Moi : en fait, j´ai pas la main sur grand chose avec cette appareil.
Le Prof : c´est quoi comme 6x6 ?
Moi : c´est un Holga... Je peux pas vraiment cadrer, je peux pas faire de mise au point, et j´ai pas de contrôle du diaph.
Le Prof (avec un haussement d´épaule et un air blasé) : faut voir au développement... faudrait en tirer une ou deux...

25.11.06

Denfert



Je crois que c'est la rue Halle. Ca fait 14 ans que je passe là. Avec plus ou moins de fréquence. 14 ans?

18.11.06

ça


Holga fait des choses parfois un peu effrayante. Il faut que je la surveille. Je n'ai rien de tangible à décrire mais une ou deux fois j'ai eu comme une intuition. Comme si j'avais surpris des choses du coin de l'oeil, mais l'instant d'après plus rien.

28.10.06

Rue du point du jour


Comment sera ce lieu dans 20 ans? On parle de grands projets pour les Halles pour les rendre plus citoyennes ou les boboïser d'une façon ou d'une autre. Bizarrement, j'aime bien cet endroit, c'est finalement le seul vrai lieu cosmopolite de Paris. Dans toutes les villes du monde on trouve un endroit comme ça, où tout converge. Toutes les lignes de trains de banlieue s'y croisent, amalgamant les minets de la banlieue ouest où les kaïras des banlieues nord. On ne se sent jamais vraiment en danger là bas.

21.10.06

Nous


Un mois depuis mon dernier post... C'est long. Ca devenait urgent. OK, le traitement de la photo n'est pas terrible. Mais je n'ai pas de scanner (négatif posé sur l'ecran du portable, shooté au 100mm macro et inversé sous Elements 2... gloups...). Vie de famille avec Holga. J'ai repris le noir et blanc. Cours oblige. J'ai développé ma première planche et ma première photo mercredi. Où va la photo? Je ne sais pas, mais qu'elle nous laisse encore du papier, de la chimie... Il faut vivre avec son temps, mais pourquoi enterrer la pellicule? Alors profitons d'elle tant qu'elle est là. Tant pis, si les labos disparaissent les uns après les autres, si les prix commencent à décoller (18€ la planche contact chez Photoservice contre 6,8€ chez Odeon Photo). On s'en fout des pixels qu'on ne verra jamais, par contre un grain au scoponet, caché dans un cheveux sur une HP5+ que l'on a développé soi-même...