
Presqu'île de Rhuys
Juste après un orage sur le boulevard Voltaire... D'étranges reflets... Une idée qui se forme...
Une bonne entrecôte bien saignante, ou bien un roti.... non, une langue... à moins qu'un faux filet...
La famille m'attend en Cornouaille. Je les rejoins dimanche. J'expérience un petit moment de solitude, comme chaque année. Une autre solitude, il y a cinq ans. Caldera, Chile, village de pêcheur de la côte chilienne. Aucun intérêt notable, juste un damaiers de rue qui donne sur la mer, rien de plus. La seule attraction du coin, une plage de sable blanc quelques kilomètres plus loin. J'attéri là en fin d'après-midi. Le Routard m'indique un hôtel sordide face à la place du village. Je suis le seul gringo. On est en plein hiver australe, il commence à faire froid. Aucun touriste ne vient ici à cette saison et encore moins un gringo. Je déambule dans le village. Finalement, je calme mon ennui dans un restaurant. Je commande un pizza. Je mange ma pizza, avec la télé chilienne à fond, strasse et paillette et mini-jupe, la dueña est à côté de moi. Nous ne sommes que deux dans la salle. Les chiliens mangent plus tard. Je ne savais pas trop quoi faire, de toute façon, aucun bus avant le lendemain. Etape forcée. Le désert moche, triste à crever du nord chilien. C'était il y a cinq ans. Entre temps, Elle est arrivée. Nous sommes quatre maintenant. Les enfants commencent leur apprentissage du voyage. Je les rejoins dimanche, enfin. 






Cette photo lui a bien plu. Enfin, presque... Il a trouvé que j'étais dedans. Etre dans une photo... Drôle de concept. La distance au sujet. Bien sûr, le lit est évocateur. Au loin, on aperçoit la coupole dorée de la synagogue de Berlin.
Celle là aussi à trouver un peu grâce à ses yeux. Une autre d'un panneau de basket sous la pluie et c'est tout... Trois photos sur trente... Ouf, le quota de 10% est atteint.





Utopie? Pourquoi pas... Il y a encore de la place pour cette activité. Je ne serais jamais photographe professionnel. Mais artisan photographe, oui... Avoir ma petite boutique, faire des mariages, des baptêmes... que sais-je encore? Mais c'est vrai que le numerique est là. Un métier à oublier. Le monde se remettra de sa disparition, mais tout de même... Mais il y a matière à être créatif, non? Dans le XIème non loin du métro Charonne, on trouve encore des ébénistes, pourquoi pas un photographe aussi? J'aime bien mon utopie...
