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12.3.10

9.8.08

La solitude du voyaguer, Caldera Chili.

La famille m'attend en Cornouaille. Je les rejoins dimanche. J'expérience un petit moment de solitude, comme chaque année. Une autre solitude, il y a cinq ans. Caldera, Chile, village de pêcheur de la côte chilienne. Aucun intérêt notable, juste un damaiers de rue qui donne sur la mer, rien de plus. La seule attraction du coin, une plage de sable blanc quelques kilomètres plus loin. J'attéri là en fin d'après-midi. Le Routard m'indique un hôtel sordide face à la place du village. Je suis le seul gringo. On est en plein hiver australe, il commence à faire froid. Aucun touriste ne vient ici à cette saison et encore moins un gringo. Je déambule dans le village. Finalement, je calme mon ennui dans un restaurant. Je commande un pizza. Je mange ma pizza, avec la télé chilienne à fond, strasse et paillette et mini-jupe, la dueña est à côté de moi. Nous ne sommes que deux dans la salle. Les chiliens mangent plus tard. Je ne savais pas trop quoi faire, de toute façon, aucun bus avant le lendemain. Etape forcée. Le désert moche, triste à crever du nord chilien. C'était il y a cinq ans. Entre temps, Elle est arrivée. Nous sommes quatre maintenant. Les enfants commencent leur apprentissage du voyage. Je les rejoins dimanche, enfin.

8.8.08

Escale technique


Un peu de technique… Deuxième voyage avec le Canon EF 28-70 2.8L et deuxième satisfaction. Je l’avais trouvé parfait dans les rues de Berlin, il ne m’a pas déçu aux milieux des collines de Toscane. Bien sûr, l’objectif a des limites, un 28mm en APS-C, c’est un 45mm. Mais après tout, en argentique ne disait-on pas que le vrai standard se situait autour de cette focale ?



J’ai beaucoup utilisé un Tamron 17-35 2.8-4 lors de voyages précédents, mais je ne suis pas convaincu par la plage 17-20. Les distorsions liées à la perspective sont trop fortes. Quant à la correction via DxO, on perd trop de « surface » d’image pour être vraiment pertinente. Tant pis, on perd du champ, mais on s'adapte...



L’autre avantage d’un 28-70 est la plage terminale, entre 50 et 70 à 2.8, on est dans une optique de portrait. Le flou ou « bokeh » est tout à fait honorable.



L’ensemble, c’est vrai est lourd, on avoisine les 1,5 kg, encombrant et franchement pas discret… Pour le transport, j’ai une pochette Lowe Pro qui semble prévue pour l’ensemble et qui permet une bonne réactivité.



Dans quelques jours, nouveau départ, cette fois pour la Cornouaille anglaise, bonne occasion de le tester au milieu des rochers où l’encombrement peut être vraiment rédhibitoire, surtout avec des enfants sur les épaules...
Dans mon fourre-tout, j’avais aussi le 24mm 2.8, que je n’ai pratiquement pas utilisé. Son principale défaut est d’être… un 24mm, même si le recadrage APS-C le met à 38mm, les distorsions et les perspectives deviennent aléatoires. Je le préfère pour les photos de rue ou pour des photos plus intimistes où ces défauts sont négligeables par rapport à la discrétion de l'ensemble.



Je suis toujours en priorité diaphragme. Chacun ses habitudes, non ? Je me place à 5.6, parfois 8 très rarement 11… surtout parce que mon capteur n’est pas des plus propres.
Je suis très souvent sous-exposé, parce que sur Canon, j’ai l’impression que la cellule à tendance à toujours légèrement surexposer. Grande première, j’ai beaucoup utilisé la mémorisation d’exposition dont je commence à voir l’intérêt, surtout quand les contrastes sont trop forts entre l’ombre et les hautes lumières.


Tout est pris en Raw, histoire de garder un peu de marge de manœuvre, mais je ne suis pas un adepte de Photoshop, que je garde pour les fondamentaux : tons foncés/tons clairs, tampons de corrections, saturation, recadrage, rotation…
J’ai l’impression que ces éléments limitent la casse.
Evidemment, reste l’autre aspect, plus important et plus difficile, le regard…
Je n’ai pas encore vu les prouesses d’Holga, je les attends avec impatience !! Et puis je l’avoue, parfois un camphone pour envoyer une carte postale aux mamies, c’est pas mal non plus, mais là je suis plutôt à la ramasse…

25.6.08

En dehors

Cette photo lui a bien plu. Enfin, presque... Il a trouvé que j'étais dedans. Etre dans une photo... Drôle de concept. La distance au sujet. Bien sûr, le lit est évocateur. Au loin, on aperçoit la coupole dorée de la synagogue de Berlin.

Celle là aussi à trouver un peu grâce à ses yeux. Une autre d'un panneau de basket sous la pluie et c'est tout... Trois photos sur trente... Ouf, le quota de 10% est atteint.

5.5.08

Déchirure


La Bolivie se déchire pour du gaz, des bananes et quelques plaines gagnées sur la forêt et les marais. Quelle tristesse...

17.4.08

Ich Bin Ein Berliner


C'est quoi une ville? On y pense à chaque pas à Berlin. Ville étrange, rasée en 1945, reconstruite et coupée en deux pendant 40 ans puis réunie et encore reconstruite depuis 20 ans. Et puis il y a les à côtés, les pavés de bronze qui vous rappelle qu'ici on a arraché à une vie tranquille une famille entière. On repense à Modiano, on aimerait connaître leur histoire, refaire leur pas, découvrir le visage de cette Elvira morte à 4 ans. Ils sont discrets ces pavés, seule une certaine inclinaison du soleil les fait briller et pourtant ils sont là.


Aussi présent que la tour de télévision qui domine cette ville incroyablement plate dont on a tiré des millions de cube de gravats. On y recherche ces jours heureux de 1989. Curieuse année, en mai, les Chinois réglaient un problème d'hooliganisme. C'est comme ça qu'ils considéraient les évènements. Une autre chienlit peut être... Dans ma chambre d'ado, j'avais la célèbre photo de l'étudiant face aux chars. Et puis pendant l'été il y avait les files de Trabant abandonnées près de la frontière hongroise pour finir, cet automne 89. Ce symbole présent pour 100 ans qui ne résiste pas à la vague humaine.


On parle d'une ville froide, je ne crois pas. Au contraire, c'est une des rares villes où on peut encore pousser la porte d'une entrée d'immeuble pour faire quelques pas dans une cour ombragée. A Paris? Impossible, d'abord les Bobos rachètent puis barricadent. Je me demande si Paris n'est pas la ville où on compte le plus de balais dans le cul au monde! Le snobisme n'empêche pas le Berlinois de s'envoyer une curryswurst à 1,5€. Le kitsch n'est jamais très loin, question de culture. L'Allemagne comme l'Angleterre s'enracine dans l'industrie, nous c'est plutôt dans la glaise...


En tout cas je suis Berlinois. On est de là où on se s'en bien (Sepulveda, il me semble?). Alors oui, je suis Berlinois, comme je suis Bolivien, Argentin, Italien, Québécois... Revoir Buenos Aires, les Andes, Trastevere.

8.12.07

Planche à pain


Beaucoup d'espoir et puis finalement pas grand chose. Peut être la neuf et encore... Toujours travailler, toujours refaire et espérer avoir de la chance. Est-ce que c'est autre chose de toute façon? Juste de la chance? Pas seulement bien sûr... Mais là il n'y a rien... Tant pis... 13€ + la péloche à la poubelle...

11.5.07

Utopie

Utopie? Pourquoi pas... Il y a encore de la place pour cette activité. Je ne serais jamais photographe professionnel. Mais artisan photographe, oui... Avoir ma petite boutique, faire des mariages, des baptêmes... que sais-je encore? Mais c'est vrai que le numerique est là. Un métier à oublier. Le monde se remettra de sa disparition, mais tout de même... Mais il y a matière à être créatif, non? Dans le XIème non loin du métro Charonne, on trouve encore des ébénistes, pourquoi pas un photographe aussi? J'aime bien mon utopie...

25.4.07

Les cigales

Hum... Huuuuummm... Slow down... No stress... Enjoy...

Vie publique


Sans commentaire...

24.4.07

Nostalgie


Avril 2007... La France éternelle est toujours là, nous sommes soulagés!

3.4.07

2.2.07


[Il y a une semaine. Une bonne épaisseur de neige, un village que je n'avais pas revu depuis dix ans. Une cérémonie de remise de la légion d'honneur au milieu de trois sénateurs, d'un député, d'un président d'université, d'un doyen... Tout ça pour un village en voie de disparition.]
Elle se réveille avant moi... Bébé se réveille doucement... Elle ouvre le placard des toilettes.
[On imagine tout se beau monde dans un salon, sous les dorures de la République, non, ils se retrouvent dans une salle des fêtes humide, sous le patronage d'un St Vincent grossier. Dans l'assistance, des agriculteurs, et qui d'autres? Qui peut vivre ici?]
Elle reste plus longtemps que d'habitude. Elle déchire un emballage.
[Les discours se perdent dans le public. C'est toujours trop long de toute façon. Est-ce émouvant? Oui peut être. Je découvre un oncle. Je le vois soudain pour la première fois dans ce qu'est sa vie.]
Me suis-je endormi? J'ai l'impression qu'elle va enfin sortir...
[C'est étrange. Je ne le savais pas si bon orateur. Je n'avais surement jamais voulu le voir de cette façon.]
Elle revient enfin, elle tient un objet en plastique blanc à la main. Elle me le montre. Je regarde le petit écran... Un seul mot... Juste un...