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4.7.08

24h dans le vie de...









Vendredi... les enfants dorment. Profondément. Je n'entends pas de bruit. Pas de pleurs. Ma femme est absente pour la soirée. Je veille sur eux. La télé chante du biniou, mon ordi me passe en boucle l'album d'Asa. Mon angoisse du moment est toujours là. Toujours les mêmes interrogations, les mêmes doutes. L'été portera conseil. J'ai reçu un 24/2.8 . Un objectif de plus. De toute façon je n'ai jamais le bon. En concert, j'oublie mon 28-70 pour seulement un 17-35. de toute façon nous étions 5 photographes... Pour cinquante spectateurs. Sortie dans Paris. Takumar 35. Why not? Léger, quelques problèmes avec la cellule, mais l'été à 14h00, quelle objectif n'a pas de problème avec la cellule. Je cherche quoi prendre. Et toujours la même question, que veux-tu prendre? J'ai dans la tête des images de Garry Winogrand ou de Saul Leiter mais eux au moins ils exprimaient quelques chose. Alors quoi? Que veux-tu prendre? Photo de rue, OK, mais quoi? Une jambe sexy... Quelle message? Que tu aimes les jambes sexy, quelle importance?
Bouge toi le cul!
Une photo raconte une histoire, que veux tu raconter? Que ce jour, ce 4 juillet à 14H00, le soleil était à son zénith, la luminosité un enfer et qu'il y avait une fille aux jambes sexy qui t'a doublé. Why not. Et avant ça? Que tu as contemplé connement une vitre sale du RER.
5 photographes pour 50 spectateurs... Tous ces machins qui claquent et même qui claquent et qui bipent.
Je me souviens d'une phrase que j'avais lu, Jay McInerney peut être, "On est ce que l'on fait semblant d'être, aussi faut il faire attention à ce que l'on fait semblant d'être?". Qui faisait le plus semblant d'être photographe. La jeune sexy à l'appareil qui bip, la moins jeune moins sexy au visage dur, le jeune filiforme avec trépied, le trentenaire père de famille qui ne bouge pas de son siège... Une en tout cas se dit être photographe, je ne sais pas, je n'ai pas vu ses photos, un autre se vante d'être un photographe pourri et enrage qu'on le prenne effectivement pour ça. Les autres je ne sais pas... Je ne les connaissais pas.
Paroles, paroles, paroles...
Et sinon, le boulot? Ca va?
Soupirs...










17.4.08

Ich Bin Ein Berliner


C'est quoi une ville? On y pense à chaque pas à Berlin. Ville étrange, rasée en 1945, reconstruite et coupée en deux pendant 40 ans puis réunie et encore reconstruite depuis 20 ans. Et puis il y a les à côtés, les pavés de bronze qui vous rappelle qu'ici on a arraché à une vie tranquille une famille entière. On repense à Modiano, on aimerait connaître leur histoire, refaire leur pas, découvrir le visage de cette Elvira morte à 4 ans. Ils sont discrets ces pavés, seule une certaine inclinaison du soleil les fait briller et pourtant ils sont là.


Aussi présent que la tour de télévision qui domine cette ville incroyablement plate dont on a tiré des millions de cube de gravats. On y recherche ces jours heureux de 1989. Curieuse année, en mai, les Chinois réglaient un problème d'hooliganisme. C'est comme ça qu'ils considéraient les évènements. Une autre chienlit peut être... Dans ma chambre d'ado, j'avais la célèbre photo de l'étudiant face aux chars. Et puis pendant l'été il y avait les files de Trabant abandonnées près de la frontière hongroise pour finir, cet automne 89. Ce symbole présent pour 100 ans qui ne résiste pas à la vague humaine.


On parle d'une ville froide, je ne crois pas. Au contraire, c'est une des rares villes où on peut encore pousser la porte d'une entrée d'immeuble pour faire quelques pas dans une cour ombragée. A Paris? Impossible, d'abord les Bobos rachètent puis barricadent. Je me demande si Paris n'est pas la ville où on compte le plus de balais dans le cul au monde! Le snobisme n'empêche pas le Berlinois de s'envoyer une curryswurst à 1,5€. Le kitsch n'est jamais très loin, question de culture. L'Allemagne comme l'Angleterre s'enracine dans l'industrie, nous c'est plutôt dans la glaise...


En tout cas je suis Berlinois. On est de là où on se s'en bien (Sepulveda, il me semble?). Alors oui, je suis Berlinois, comme je suis Bolivien, Argentin, Italien, Québécois... Revoir Buenos Aires, les Andes, Trastevere.

18.1.08

Le grand manège


Les pigeons

Juste derrière moi un homme engueulait son fils. De prime abord, j'ai cru qu'ils répètaient une scène. Parfois l'homme attrapait son fils à la gorge et le plaquait sur un banc, faisant mine de lui donner un coup de poing. L'autre hurlait mais ne voulait visiblement pas perdre la face. Quelle reproche pour tant de violence? J'ai voulu les prendre en photo, si j'avais eu un télé dans mon sac, je l'aurais probablement fait. J'ai déclenché quelques photos au hasard, sur l'une d'entre elles, on les aperçoit, mais elle trop floue et trop bruitée pour être exploitée.

Sapin de Noël

Un an à attendre cette photo. J'avais pris la même avec le Holga et m'étais complètement loupé sur le film, hyper sous-exposé. Un an à me dire, à Noël, il faut aller là, dans cette rue et prendre ce sapin dans cette petite maison de retraite. Et puis finalement, rien. Les guirlandes lumineuses étaient éteintes, les petits vieux jouaint aux cartes sur une table à l'autre bout de la pièce. Ben voilà, encore un an à attendre...