11.7.09

Jusqu'ici tout va bien...



Voulant me renseigner sur les opportunités de boulot dans le développement durable, me voilà à parcourir les rayons des librairies à la recherche d'ouvrages sur le sujet. Je pensais que c'était le sujet le plus bateau qui soit et bien, non pas tant que ça. Dans une grande librairie du bd St-Michel, on en trouve un morceau en sciences politiques, un autre en économie et un dernier en science, soit aux étages 3, 4 et 5.
Je commence ma découverte par quelques Documentation Française, je commence doucement. Très vite on se rend compte du problème, et là force est de constater qu'on est dedans et bien profond. Tout est confirmé par les autres ouvrages que j'ai eu sous la main, que ce soit par un économiste de Paris-Dauphine, un député européen, un climatologue de renom assisté d'un consultant ou un journaliste.
On se demande forcément en quoi on peut y croire. Je suis scientifique, mon gagne pain c'est de formuler une hypothèse et de la confirmer ou non par l'expérimentation. Avec l'expérience, on intuite les résultats avec une marge d'erreur assez faible. Quand on découvre les conclusion des experts, on peut lire à mi-mots qu'ils ne parlent pas en l'air et que ce n'est pas juste pour jouer avec nos peurs. Les scientifiques ne sont pas là pour ça, plutôt pour l'inverse d'ailleurs...
J'essaie d'avoir la vision la plus large du problème, comprendre les différents courants. Pour résumer, la seule polémique est sur les moyens qui pourraient permettre de plus ou moins s'en sortir. On en est là.
Lorsqu'on s'amuse à calculer son bilan carbone, on est effrayé. Quelques voyages pour le boulot, quelques vacances pas si loin que ça et on s'aperçoit qu'on est déjà 4 fois au dessus de la limite, à quelques encablures seulement de l'américain moyen.
C'est une belle baffe que je viens de me prendre. Je n'étais pas spécialement dupe, mais pas à ce point.
Que faire? Que dire aux enfants?
A bien des points de vue il ne faudrait mieux ne pas savoir. Faire l'autruche et attendre.
Jusqu'ici tout va bien.
Quelle merde, bordel...

4.6.09

Au parc

Chambre 512 (la suite)

On ne dort jamais bien dans ces lits trop bordés, aux draps trop raides. A croire qu'on a des choses à cacher dans leurs trop grandes blancheurs. Il n'y a pas d'amour dans ces chambres-là.

Chambre 512

Une autre chambre, autre atmosphère. Pas de cathédrale à admirer dans un coin de lucarne. J'ai toujours des impressions étranges dans ces hôtels, la solitude des "pro" en déplacement, les films porno en pay per view, le mini-bar non couvert par les notes de frais, la télé allumée pour meubler le silence. Drôle de vie...

17.5.09

Leica M6 ou...



L'attente... C'est quand même pas si désagréable. Les peloches sont terminées depuis mercredi, déposées chez Neg+ jeudi et rétirées en partie aujourd'hui. Le M6 a eu chaud. J'ai failli le revendre. L'objet est fabuleux, faire des photos avec un engin pareil, c'est quand même le pied.
La mise au point manuel est un pli à prendre, surtout avec les enfants, mais on s'en sort. Le M6 a une cellule, très précise par rapport à son aspect faussement rudimentaire, ce qui facilite grandement les choses pour la génération de fainéants dont je fais parti qui a toujours un son mode A ou S/Tv sur son boitier!
Alors où est le problème? Ben c'est assez simple, on s'habitue au numérique... Voilà, c'est tout. Se dire que l'on verra le résultat de sa séance que cinq jours après c'est un peu gnan-gnan...
Mais dans ce cas, le saut numérique s'apparentant financièrement pour moi à l'ascension de l'Everest en pleine moisson, on va essayer de passer outre. Le prix d'un M8.2 est actuellement de 4990€ boitier nu. On peut espérer que sa côte en occasion sera dans deux ans aux environs de 3000€. Il ne faut donc pas que mon budget pellicule dépasse 1990€, voire 1300€ si on prend en compte la revente du M6 à ce moment-là. Si on compte 20€ par film avec film/développement/scan, j'arrive à 65 films en deux ans. J'ai de la marge...
Je l'ai depuis septembre, il ne faut pas rêver, on ne devient pas Robert Frank juste avec un Leica, et puis les premiers films m'avaient un peu déçu, je ne l'avais essayé qu'en N&B, et finalement, je ne vois pas grand chose en nuances de gris... alors je le nourri en couleur maintenant, histoire de vraiment comparer avec mon 20D.
Ce n'est pas la comparaison numérique/argentique qui m'intéresse, mais bien l'instrument en lui-même et l'écriture qui en résulte.
La compacité, le silence du déclencheur, le confort de visée, le travail en vitesse lente sont des qualités sans cesse mises en avant... alors??
C'est vrai. J'observe ce film diapo, qui a largement dépassé la limite de consommation et c'est bluffant. Ces photos, je les ai prises dans la solitude d'une chambre d'hôtel à Toulouse. Je n'aime pas ces déplacements, l'anonymat de ces hôtels, la lumière jaune, les draps trop raides, trop serrés...
Temps de pose très long, juste le craquement du rideau... Dans trois jours, je vais retrouver un autre hôtel, à Strasbourg. Le silence, que l'on brise en regardant les conneries du câble...